FSF et Amyloïdose



DESCRIPTIFS DES MALADIES

 

Deux maladies à forte prédisposition raciale sont présentes chez le Shar-Peï, la fièvre familiale et l’amyloïdose.

 

La fièvre familiale chez le Shar-Peï se manifeste sous forme d’épisodes fiévreux qui durent en général de 24 à 36 h et peuvent cesser spontanément. La température augmente de façon importante. Ces périodes de fièvre peuvent s’accompagner de gonflement des articulations. Elles interviennent précocement dans la vie de l’animal, souvent avant 18 mois, et peuvent passer inaperçues, le propriétaire constate juste un abattement passager de son chien, sans lui mesurer sa température. Une des complications de ces épisodes inflammatoires serait une insuffisance rénale due à une amyloïdose rénale pour un quart des Shar-Peïs touchés.

 

L’amyloïdose est une maladie caractérisée par l’accumulation progressive d’amyloïde au sein d’organes vitaux qui altère leur fonctionnement normal et qui conduit au décès de l’animal. Ces dépôts d’amyloïde se font au niveau des reins en particulier, mais on en retrouve aussi dans la rate et le foie. Ils sont responsables d’une insuffisance rénale irréversible, entraînant la mort. Une forte protéinurie peut être associée à la maladie, lors de dépôts glomérulaires dans le rein. L’âge d’apparition de l’amyloïdose se situe entre 1 et 6 ans (4 ans en moyenne). L’amyloïdose est sans signe clinique, jusqu’à la phase finale d’insuffisance rénale.

 

Les symptômes cliniques de la fièvre familiale sont une augmentation de la température (40,5 à 42°C). Cette poussée de température peut être accompagnée de gonflements articulaires, en particulier au niveau des jarrets.

Pour l’amyloïdose rénale, les symptômes de l’insuffisance rénale sont observés : anorexie, perte de poids, vomissement, augmentation de la soif (polydipsie) et du volume des urines (polyurie). Le Shar-Peï peut développer différentes maladies rénales, l’examen clinique ou le bilan biologique rénal ne permettent donc pas d’établir un diagnostic de certitude pour l’amyloïdose, mais conduisent à la suspecter. Seul, l’examen post-mortem des reins au rouge Congo permet un diagnostic certain pour l’amyloïdose.

À ce jour, aucun traitement ne permet de guérir de l’amyloïdose. Les traitements sont palliatifs et permettent d’améliorer le confort et la survie de l’animal.

 

D’un point de vue génétique, le mode de transmission de la fièvre familiale serait autosomique récessif, c’est-à-dire que deux copies mutées du gène en cause sont nécessaires pour que la maladie s’exprime. Un individu ayant une seule copie défectueuse (hétérozygote) ne manifestera pas la maladie, mais la transmettra à la moitié de sa descendance (en moyenne).









 
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