La Polyneuropathie de Type 1 chez le Leonberg et le Saint Bernard

Une grave maladie neuromusculaire évitable grâce à un test ADN

La Polyneuropathie de Type 1 se traduit par une dégénérescence neuromusculaire progressive. Environ 23% des Léonberg et 2% des Saint Bernard sont porteurs de la mutation génétique responsable de cette maladie. Un test ADN fiable permet de dépister les reproducteurs, d’adapter les accouplements pour éviter de faire naitre des chiots atteints et de limiter la prévalence de la maladie dans la race.

Une maladie héréditaire grave
La Polyneuropathie de Type 1 conduit à une atrophie progressive des muscles qui se manifeste par une intolérance progressive à l’exercice et une perte de coordination des mouvements, plus particulièrement au niveau de l’arrière-train jusqu’à l’impossibilité de porter son propre poids. Les premiers symptômes de la maladie apparaissent avant l’âge de 4 ans (en moyenne à l’âge de 2 ans). On constate également des bruits respiratoires, une modification de l’aboiement et une difficulté à déglutir.
Une euthanasie de l’animal est généralement pratiquée avant le stade final de la maladie.

Une maladie très fréquente
Environ 23% des Léonberg en France sont porteurs de la mutation génétique responsable de la Polyneuropathie de Type 1. Un éleveur peut accoupler sans le savoir un mâle porteur et une femelle porteuse et engendrer une portée avec des chiots atteints.

Un chien reproducteur qui est porteur sain, ne développe pas la maladie mais la transmet à 50% de sa descendance. Un étalon, porteur de la mutation et qui se reproduit beaucoup, propage alors la maladie au sein de la race et contribue à augmenter la fréquence de la mutation et à multiplier le nombre de chiots atteints.

Une maladie évitable
Lorsque qu’un chien est atteint par la maladie, cela signifie que ses deux parents sont au minimum porteurs sains (ils peuvent également être atteints sans symptômes encore visibles). L’éleveur non sensibilisé à la Polyneuropathie de Type 1 peut accoupler sans le savoir des reproducteurs porteurs de la mutation et faire naitre des chiots atteints.

Un test ADN, appelé test LPN1, permet de dépister la Polyneuropathie de Type 1 chez le Léonberg et le Saint Bernard avec une fiabilité supérieure à 99%.

Eviter de faire naitre des chiots atteints
L’éleveur pour sécuriser son élevage et ne pas prendre le risque de faire naitre des chiots atteints, doit absolument dépister ses reproducteurs à l’aide du test ADN.

Lors de l’acquisition d’un chiot pour la reproduction ou lors de l’utilisation d’un étalon pour une saillie, l’éleveur vérifie le statut génétique du chien pour la Polyneuropathie de Type 1 en demandant le résultat du test ADN.

Un test ADN facile à réaliser
Le vétérinaire réalise un prélèvement par simple frottis buccal qui est envoyé au laboratoire. Le résultat, délivré en quelques jours, indique si le chien testé est sain, porteur sain ou atteint de la Polyneuropathie de Type 1. Le résultat délivré sous la forme d’un certificat génétique doit être utilisé comme une garantie dans le cadre d’une saillie ou pour justifier la vente de chiots exempts de Polyneuropathie de Type 1.

Le vétérinaire qui observe prématurément des problèmes neuromusculaires chez un jeune Léonberg peut mettre en œuvre le test ADN pour confirmer ou infirmer le diagnostic de la Polyneuropathie de Type 1.

L’éleveur qui connaît le statut génétique de ses chiens peut sélectionner ses reproducteurs, adapter les accouplements, éviter de faire naitre des chiots atteints et limiter la propagation de cette maladie dans la race.

Pour plus d'informations sur le test ADN LPN1 : cliquer ici

Le contenu de cet article peut être repris totalement ou partiellement à condition de citer la source "Laboratoire ANTAGENE"